Nous sommes à vos côtés !
Gérer une boulangerie franchisée, c’est maîtriser les coûts matières (farine, levure, ingrédients), les redevances, les normes d’hygiène et les ratios imposés par le franchiseur. Cela nécessite un accompagnement comptable spécialisé.
- Vous perdez du temps avec des outils non adaptés à une boulangerie en franchise
- Vous ne savez pas si votre point de vente est vraiment rentable ?
- Vous souhaitez un partenaire qui vous accompagne dans votre développement
Notre cabinet, expert comptable de franchise en boulangerie
Nous nous adaptons aux spécificités des boulangeries en franchise. Avec notre accompagnement, vous bénéficiez :
Tableaux de bord mensuels personnalisés pour votre boulangerie franchisée
Intégration automatique des outils de caisse et suivi des coûts matières
Suivi des royalties, redevances de marque et coûts d'approvisionnement
Comptes rendus simples, clairs et exploitables pour piloter votre boulangerie
Optimisation efficace de votre boulangerie franchisée
Ce dont vous bénéficiez avec notre service de comptabilité pour votre franchise en boulangerie
Le cabinet d’expert comptable JUM Advisory a une offre irrésistible pour votre franchise en boulangerie !
- Tenue de la comptabilité
- Réalisation des déclarations fiscales
- Mise en place d’un tableau de bord sur mesure et adapté à vos besoins
- Onboarding sur l’outil comptable
- Point pour optimiser et fluidifier la gestion administrative
- Rendez-vous relatif à votre rémunération.
Foire aux questions (FAQ)
Oui. Nous connectons votre outil de caisse à notre logiciel comptable pour automatiser la saisie des données de votre boulangerie.
Bien sûr, nous accompagnons aussi les porteurs de projet boulangerie dès l’étude financière et jusqu’à l’ouverture.
Un expert-comptable spécialisé connaît les spécificités des boulangeries : coût matières (farine, levain), marges par gamme, redevances de franchise, gestion des invendus. Cela vous permet d’optimiser votre rentabilité tout en respectant les normes du franchiseur.
Oui, nous réalisons des prévisionnels sur-mesure en lien avec les données de votre franchise (Paul, Brioche Dorée, Ange, Feuillette, etc.). Cela vous aide à valider votre business plan auprès des banques et du franchiseur.
Notre accompagnement va bien au-delà de la comptabilité : nous vous aidons dans la gestion financière, le suivi de trésorerie, la lecture des indicateurs clés propres aux boulangeries, et nous assurons une coordination avec le franchiseur et les banquiers.
Nos tarifs varient selon la taille de votre structure et vos besoins. Nous proposons des forfaits transparents et adaptés aux franchisés boulangerie, avec une visibilité claire sur les coûts.
Oui, nous proposons des outils compatibles avec les principales caisses utilisées en boulangerie (Zelty, Tiller, Lightspeed, etc.) pour automatiser au maximum la saisie comptable et vous faire gagner du temps.
Nous vous aidons à valider le business model, à monter votre dossier de financement, à choisir le bon statut juridique et à mettre en place les bons outils de pilotage. Un vrai partenaire stratégique, pas juste un comptable.
Vous pouvez réserver un appel découverte gratuit via notre formulaire de contact ou nous appeler directement. Nous serons ravis de discuter de votre projet de boulangerie en franchise.
Franchise en boulangerie : pourquoi un expert-comptable spécialisé est indispensable
La franchise en boulangerie s’est imposée comme l’un des segments les plus dynamiques de la restauration française. Portée par l’évolution des modes de consommation, la professionnalisation du métier et la recherche par les consommateurs d’une offre à la fois qualitative et pratique, la boulangerie franchisée a transformé un secteur traditionnellement artisanal et familial en une industrie structurée avec ses leaders nationaux, ses codes et ses exigences opérationnelles fortes. Ouvrir une franchise en boulangerie aujourd’hui, c’est rejoindre un écosystème mature où l’écart entre les points de vente performants et ceux en difficulté se creuse rapidement, en grande partie grâce à la qualité du pilotage financier.
Chez JUM Advisory, nous accompagnons des franchisés de grandes enseignes comme Paul, Brioche Dorée, La Croissanterie, La Mie Câline, La Panetière, Maison Pradier, Boulangerie Louise, Ange, Feuillette ou Dreams Donuts. Nous connaissons les mécaniques financières spécifiques à la boulangerie franchisée, et nous savons qu’elles diffèrent sensiblement de celles du burger, de la pizza ou du coffee shop. Dans les lignes qui suivent, nous détaillons les enjeux économiques, juridiques, sociaux et fiscaux d’une franchise en boulangerie, les indicateurs clés à piloter au quotidien, et la manière dont un cabinet spécialisé peut sécuriser votre rentabilité sur la durée.
Un marché en mutation profonde
Le marché français de la boulangerie reste le plus important d’Europe par habitant. Les Français consomment historiquement des volumes de pain, de viennoiseries et de pâtisseries très supérieurs à la moyenne européenne, et cette habitude de consommation n’a jamais vraiment fléchi. En revanche, la structure du marché a profondément évolué. La boulangerie artisanale indépendante a perdu du terrain au profit de formats structurés, dont les grandes enseignes franchisées représentent aujourd’hui une part significative. Les terminaux de cuisson en grandes surfaces ont également capté une partie du marché sur le pain courant, poussant les boulangeries à monter en gamme et à élargir leur offre.
Les grandes enseignes de franchise en boulangerie ont accompagné cette transformation en proposant des concepts qui combinent plusieurs lignes de produits : le pain et la viennoiserie comme cœur d’activité historique, la restauration rapide au déjeuner (sandwiches, salades, quiches, pizzas), les boissons (café, jus, sodas), la pâtisserie traiteur, et parfois même une offre de salon de thé ou de petit-déjeuner sur place. Cette diversification est un levier de rentabilité majeur : elle permet d’étaler le chiffre d’affaires sur la journée au-delà du traditionnel pic du matin, et d’augmenter le ticket moyen grâce au cross-selling.
Le marché continue par ailleurs de se segmenter. D’un côté, des enseignes positionnées sur un modèle boulangerie + snacking accessible (Ange, La Mie Câline, Boulangerie Louise, Feuillette) ciblent les zones périurbaines avec des parkings et des volumes importants. De l’autre, des enseignes premium (Paul, Maison Pradier) se positionnent sur des emplacements urbains de centre-ville avec un ticket moyen plus élevé et une image plus qualitative. Les concepts de viennoiserie spécialisée (La Croissanterie) ou de donuts (Dreams Donuts, Dunkin) complètent ce paysage.
Les particularités économiques d’une franchise en boulangerie
La franchise en boulangerie présente plusieurs caractéristiques économiques qui la distinguent nettement des autres segments de la restauration rapide franchisée.
Première spécificité : la production sur place. Contrairement à la plupart des franchises de restauration rapide où les produits arrivent préparés ou semi-préparés, la boulangerie franchisée implique une production pour partie sur site, avec un fournil, des équipements de pétrissage et de cuisson, des cuves à levain et des chambres de pousse. Cette production sur place impose un investissement matériel initial significatif (le fournil représente souvent 40 à 60 % de l’investissement matériel total), mais elle permet aussi de maintenir une qualité perçue élevée et de justifier des prix supérieurs à la grande distribution. Les concepts mixtes, qui reçoivent une partie des produits en crus surgelés à cuire sur place, combinent flexibilité et maîtrise des coûts.
Deuxième spécificité : la saisonnalité journalière extrême. Une boulangerie franchisée concentre typiquement 50 à 65 % de son chiffre d’affaires sur deux créneaux seulement : le petit-déjeuner (7h-10h) et le déjeuner (11h30-14h). Le pilotage de la production et du staffing sur ces créneaux est décisif pour la rentabilité. Une sur-production matinale invendue à midi, ou une sous-dotation en caisse au rush du déjeuner, peut faire basculer l’équilibre économique d’une journée.
Troisième spécificité : la gestion des invendus. Contrairement à la pizza ou au burger préparés à la commande, une bonne partie de l’offre boulangerie (pain, viennoiserie, pâtisserie, sandwiches préparés) est produite en amont de la vente et a une durée de vie limitée, souvent 24 heures. Les invendus représentent typiquement 2 à 5 % du chiffre d’affaires dans un point de vente bien géré, et peuvent monter à 8-10 % dans un point mal piloté. La maîtrise de ce poste suppose une prévision fine de la demande, une discipline d’équipe sur les cuissons fractionnées, et une politique claire sur la fin de journée (déstockage, dons alimentaires via des plateformes type Too Good To Go, gestion des DLC).
Quatrième spécificité : la volatilité des matières premières. Le blé, le beurre, les œufs et le sucre sont des commodités agricoles qui connaissent des cycles de prix parfois brutaux. La crise énergétique récente a par ailleurs fortement pesé sur le coût de la cuisson, poste structurellement lourd pour une boulangerie. Le franchisé n’a généralement pas la main sur ses fournisseurs (imposés par le franchiseur), mais il doit ajuster ses prix de vente en conséquence, dans les limites autorisées par l’enseigne.
La structure de coûts d’une franchise en boulangerie
Pour bien piloter une franchise en boulangerie, il faut comprendre la pondération des grands postes de dépenses et les fourchettes de rentabilité généralement observées.
Le coût matière représente typiquement 28 à 35 % du chiffre d’affaires HT pour une franchise en boulangerie. Ce ratio est plus élevé qu’on pourrait l’imaginer, car si le pain offre une marge élevée, les sandwiches, les salades et les viennoiseries fourrées qui constituent une part croissante du chiffre d’affaires ont un food cost nettement supérieur. Les concepts qui reçoivent une partie de leur offre en crus surgelés ont généralement un food cost plus stable mais plus élevé que les concepts full artisan. Les invendus, évoqués plus haut, doivent être intégrés à ce ratio pour refléter le coût réel de la matière consommée.
La masse salariale chargée représente typiquement 28 à 36 % du chiffre d’affaires. Ce ratio est particulièrement sensible en boulangerie en raison de la présence d’un ou plusieurs boulangers qualifiés (souvent CAP boulanger au minimum, avec une rémunération associée), de la production qui démarre de nuit, et des majorations conventionnelles pour travail de nuit qui s’appliquent à l’équipe de fournil. L’équilibre entre personnel de production et personnel de vente doit être optimisé en permanence.
Les redevances franchiseur se composent généralement du droit d’entrée (souvent entre 15 000 et 35 000 euros selon l’enseigne), de la redevance d’exploitation calculée en pourcentage du chiffre d’affaires HT (généralement 4 à 6 %), et de la redevance publicitaire (1 à 3 % du chiffre d’affaires). Certaines enseignes imposent par ailleurs des obligations d’approvisionnement sur des produits propriétaires (farines signature, recettes exclusives, viennoiserie crue surgelée), qui génèrent une marge supplémentaire pour le franchiseur et doivent être anticipées dans le prix de revient.
Les loyers et charges locatives pèsent entre 8 et 13 % du chiffre d’affaires. L’emplacement est décisif en boulangerie, avec une préférence marquée pour les axes passants, les zones de chalandise à forte densité piétonne ou les zones commerciales périurbaines avec parking. Le flux piéton du matin est un critère majeur qui peut justifier un loyer élevé.
Les autres charges d’exploitation (énergie, emballages, consommables, assurances, maintenance des fours et pétrins, frais bancaires, nettoyage) représentent typiquement 13 à 18 % du chiffre d’affaires. Le poste énergie mérite une attention particulière : les fours de cuisson et les chambres froides consomment massivement, et les hausses tarifaires des dernières années ont pesé lourdement sur la rentabilité du secteur.
Le résultat d’exploitation cible d’une franchise en boulangerie bien gérée se situe généralement entre 8 et 15 % du chiffre d’affaires, avant rémunération du dirigeant. Les points de vente qui combinent bon emplacement, carte snacking performante et pilotage serré des invendus peuvent dépasser ces niveaux.
Le cadre juridique : appellation protégée et loi Doubin
La franchise en boulangerie présente une particularité juridique à bien comprendre : l’appellation « boulangerie » est protégée par la loi. L’article L. 121-80 du Code de la consommation, issu de la loi Raffarin de 1998, réserve la dénomination « boulanger » et « boulangerie » aux professionnels qui assurent eux-mêmes, sur le lieu de vente, toutes les étapes de fabrication du pain : le pétrissage, la fermentation et la cuisson. Un point de vente qui se contenterait de cuire des crus surgelés ne peut juridiquement pas se prévaloir de l’appellation « boulangerie » et doit utiliser une autre dénomination (« point chaud », « boutique », « terminal de cuisson »).
Cette contrainte explique pourquoi la plupart des grandes enseignes de franchise en boulangerie imposent à leurs franchisés un modèle de production sur place respectueux de la loi, avec un fournil fonctionnel et au moins un boulanger qualifié. C’est un critère à vérifier attentivement lors de l’examen du concept franchiseur et de son DIP.
Concernant le cadre franchiseur-franchisé, la loi Doubin codifiée à l’article L. 330-3 du Code de commerce impose au franchiseur de remettre au candidat un Document d’Information Précontractuelle au moins vingt jours avant la signature du contrat ou le versement de toute somme. Ce document contient des informations essentielles : présentation du franchiseur et du réseau, état du marché local et national, comptes annuels, liste des franchisés, principales clauses du contrat, perspectives de développement.
Chez JUM Advisory, nous accompagnons nos clients dans l’analyse critique du DIP avant signature. Dans le secteur boulangerie, cette étape permet de détecter des signaux faibles spécifiques : réseau en contraction, taux de sortie élevé des franchisés, obligations d’approvisionnement en produits propriétaires au prix peu compétitif, clauses d’exclusivité territoriale floues, prévisionnels fournis par le franchiseur basés sur des moyennes qui masquent de fortes disparités entre points de vente.
Le contrat de franchise en boulangerie mérite une lecture juridique approfondie, notamment sur les clauses de rénovation périodique (souvent tous les 5 à 7 ans, à la charge du franchisé), les obligations d’investissement matériel, et les conditions de cession du fonds en fin de contrat.
Le choix de la structure juridique
La structure juridique retenue pour exploiter votre franchise en boulangerie conditionne votre fiscalité, votre régime social, votre capacité à lever des fonds et la transmission future de votre affaire. Les formes les plus courantes sont la SARL (ou EURL pour un associé unique) et la SAS (ou SASU). L’exploitation en entreprise individuelle est très rarement retenue compte tenu des montants d’investissement en jeu (le fournil et l’aménagement d’une boulangerie franchisée représentent souvent 250 000 à 500 000 euros hors pas-de-porte).
La SARL reste une forme éprouvée, avec un gérant majoritaire relevant du régime des travailleurs non salariés. Les cotisations sociales sont globalement moins élevées que celles du régime général, mais la protection sociale est plus limitée. La SAS offre une plus grande flexibilité statutaire et permet d’accueillir plus facilement des investisseurs ou de futurs associés. Le président relève du régime général des assimilés salariés, avec des charges sociales plus élevées mais une meilleure couverture.
Le choix entre impôt sur les sociétés et impôt sur le revenu est également stratégique. La quasi-totalité des franchisés en boulangerie optent pour l’IS, qui permet de lisser la fiscalité dans le temps, de réinvestir les bénéfices et d’optimiser la rémunération du dirigeant par arbitrage entre salaire et dividendes.
Enfin, la création d’une société holding est quasi systématique dès qu’un franchisé détient ou projette d’exploiter plusieurs points de vente. Elle permet de mutualiser les fonctions transversales (comptabilité, RH, direction), de faire remonter les dividendes en franchise d’impôt quasi totale grâce au régime mère-fille, et de préparer sereinement la transmission ou la cession future.
Les ratios de pilotage indispensables en franchise boulangerie
Un pilotage financier efficace repose sur un nombre limité d’indicateurs, suivis avec discipline.
Le ticket moyen par créneau horaire (petit-déjeuner, déjeuner, goûter, fin de journée) donne une vision nette du mix de ventes et permet d’identifier les leviers d’optimisation. Une hausse du ticket moyen au déjeuner grâce au développement de la formule sandwich + boisson + dessert est souvent le premier levier de croissance d’une boulangerie franchisée.
Le nombre de tickets par tranche horaire, croisé avec les plannings, permet d’optimiser le staffing au plus juste sur chaque créneau. Une caisse supplémentaire au rush de 12h30 peut augmenter significativement le chiffre d’affaires en réduisant la file d’attente.
Le food cost par famille de produits (pain, viennoiserie, traiteur-sandwiches, pâtisserie, boissons) est indispensable, car chaque gamme a une marge différente. Le ratio consolidé doit être comparé chaque mois au ratio théorique. Un écart supérieur à deux points révèle généralement un problème de grammage, d’invendus, de casse ou d’erreur de caisse.
Le ratio d’invendus est un indicateur spécifique à la boulangerie qu’il faut suivre impérativement. Un ratio supérieur à 5 % du chiffre d’affaires matière est un signal d’alerte : soit la production est mal dimensionnée, soit les cuissons fractionnées ne sont pas assez pilotées, soit la rotation des pâtisseries est trop lente.
Le labor cost ratio se suit chaque semaine, idéalement en temps réel via une connexion entre le logiciel de caisse, le logiciel de planning et le système de paie.
Le prime cost, somme du food cost et du labor cost, doit idéalement rester sous la barre des 62 à 68 % du chiffre d’affaires pour préserver une marge d’exploitation saine. Enfin, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie disponible doivent être suivis avec attention, surtout compte tenu des investissements lourds caractéristiques du secteur.
Les obligations sociales et le travail de nuit
Exploiter une franchise en boulangerie implique une application rigoureuse de la convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie (IDCC 843 pour la boulangerie artisanale, ou HCR / IDCC 1979 pour les formats assimilés à la restauration, selon la qualification retenue). Le choix de la convention applicable n’est pas toujours évident pour les concepts hybrides qui combinent boulangerie et restauration rapide, et doit être examiné au cas par cas avec votre expert-comptable.
Parmi les points de vigilance incontournables dans ce secteur : les grilles de salaires minima conventionnels révisées chaque année, à appliquer scrupuleusement par niveau et échelon ; l’avantage en nature nourriture, dont la valeur est fixée par la convention ; la mutuelle obligatoire d’entreprise imposée depuis l’ANI de 2013, avec un socle minimal de garanties et un financement employeur d’au moins 50 % ; et surtout, les majorations pour travail de nuit applicables à l’équipe de fournil.
Le travail de nuit est par nature structurel en boulangerie, puisque la production démarre généralement entre 3h et 5h du matin pour que le pain et les viennoiseries soient prêts à l’ouverture du point de vente. La convention collective impose des contreparties spécifiques : majoration de salaire, repos compensateur, suivi médical renforcé, limitation de durée, information préalable du salarié lors de l’embauche. Un pilotage approximatif de ces obligations expose à des redressements URSSAF et des contentieux prud’homaux coûteux.
Par ailleurs, la boulangerie franchisée emploie régulièrement des apprentis et des alternants, ce qui ouvre droit à des dispositifs spécifiques (crédit d’impôt apprentissage, aide à l’embauche d’alternants) qu’il convient d’activer. Chez JUM Advisory, nous sécurisons la paie de nos clients franchisés en boulangerie en intégrant ces spécificités dès la préparation des bulletins, en formant le dirigeant à la lecture de son coût employeur global, et en optimisant l’application des dispositifs d’aide mobilisables.
La fiscalité spécifique de la boulangerie
La franchise en boulangerie relève des règles fiscales classiques de la restauration, avec une particularité majeure liée à la diversité des taux de TVA applicables. Le pain, les viennoiseries non transformées, certaines pâtisseries destinées à une consommation différée et la plupart des produits alimentaires de base relèvent du taux réduit de 5,5 %. La restauration sur place et la vente à emporter destinée à une consommation immédiate (sandwiches, salades, plats préparés, boissons chaudes) relèvent du taux intermédiaire de 10 %. Les boissons alcoolisées, lorsqu’elles sont commercialisées (plus rare en boulangerie), restent à 20 %.
Cette ventilation multi-taux est particulièrement complexe dans une franchise en boulangerie, car un même produit peut basculer d’un taux à l’autre selon les circonstances : un sandwich vendu emballé pour emporter peut relever du 5,5 % si la consommation n’est pas immédiate, tandis qu’un sandwich consommé sur place relève du 10 %. Un paramétrage précis du logiciel de caisse (Zelty, Tiller, Lightspeed, Cashpad) est essentiel, et la certification loi anti-fraude TVA du logiciel est obligatoire.
Plusieurs dispositifs d’optimisation fiscale et sociale méritent d’être systématiquement activés : la réduction générale des cotisations patronales (ex-réduction Fillon) qui représente des économies importantes sur les salaires proches du SMIC, très fréquents en vente boulangerie ; le crédit d’impôt apprentissage ; l’ACRE pour les créateurs d’entreprise sous conditions ; les exonérations spécifiques à certaines zones (ZFU, QPV). Chez JUM Advisory, nous cartographions votre éligibilité à ces dispositifs dès la création, puis ajustons à chaque évolution réglementaire.
Enfin, la CFE et les taxes locales complètent la fiscalité de votre point de vente, avec des bases d’imposition qui dépendent de la surface exploitée et du chiffre d’affaires.
Le pilotage multi-sites : passer de franchisé à groupe
De nombreux franchisés en boulangerie qui réussissent leur premier point de vente envisagent rapidement l’ouverture d’un deuxième, puis d’un troisième restaurant. Cette trajectoire, encouragée par la plupart des enseignes, exige une transformation profonde du mode de gestion.
Le passage à un modèle multi-sites implique la mise en place d’une consolidation comptable au niveau du groupe, la standardisation des outils de pilotage entre points de vente, la professionnalisation de la fonction RH, et souvent le recrutement d’un directeur d’exploitation ou d’un responsable production partagé entre plusieurs points de vente. Dans certains cas, un laboratoire central de production peut être créé pour alimenter plusieurs points de vente en préparations communes (pâtisserie, sandwiches, quiches), ce qui améliore le food cost consolidé mais ajoute une complexité logistique.
Chez JUM Advisory, nous accompagnons plusieurs groupes de franchisés en boulangerie dans cette transition. Nous mettons en place des tableaux de bord consolidés, comparables d’un point de vente à l’autre, qui permettent de détecter rapidement les points en sous-performance et d’identifier les meilleures pratiques à dupliquer.
Les erreurs les plus fréquentes chez les franchisés en boulangerie
Notre expérience d’accompagnement nous permet d’identifier quelques erreurs récurrentes. Sous-estimer le coût complet d’installation d’une franchise en boulangerie est l’erreur la plus répandue : l’aménagement d’un fournil, les fours de cuisson, les équipements de production, les chambres froides et le mobilier de vente représentent un investissement lourd qui dépasse souvent les estimations initiales.
Mal piloter les invendus est une autre erreur coûteuse. Deux points d’invendus en plus sur un chiffre d’affaires de 800 000 euros représentent 16 000 euros de marge perdue annuellement. La discipline sur les cuissons fractionnées, la prévision fine de la demande par jour de la semaine et par créneau, et les partenariats anti-gaspillage sont indispensables.
Sous-dimensionner l’équipe de vente au rush du déjeuner fait chuter le chiffre d’affaires par manque de rotation en caisse. Négliger la carte snacking-restauration au profit de la seule offre pain-viennoiserie prive le point de vente d’un levier de chiffre d’affaires majeur. Appliquer une convention collective approximative expose à des redressements importants.
Enfin, sous-estimer la pénibilité et les horaires atypiques de l’activité est une erreur humaine qui se traduit in fine en difficulté financière : un franchisé épuisé et un turnover élevé d’équipe dégradent la qualité de service et la rentabilité.
Pourquoi choisir JUM Advisory pour votre franchise en boulangerie
Le choix d’un expert-comptable ne se résume pas à la production des comptes annuels et des déclarations fiscales. Dans un secteur aussi exigeant que la franchise en boulangerie, il s’agit de choisir un partenaire stratégique capable de comprendre les codes du métier, de parler le même langage que vous et votre franchiseur, et de transformer vos chiffres en décisions opérationnelles.
Chez JUM Advisory, nous sommes exclusivement spécialisés dans la restauration et les réseaux franchisés. Nous travaillons quotidiennement avec des enseignes de boulangerie comme Paul, Brioche Dorée, La Croissanterie, La Mie Câline, La Panetière, Maison Pradier, Boulangerie Louise, Ange, Feuillette et Dreams Donuts, ainsi qu’avec des franchisés de burger, de pizza, de restauration rapide, de coffee shop et de sandwicherie. Cette spécialisation nous permet de disposer de benchmarks sectoriels précis, d’outils de pilotage adaptés et d’une compréhension fine des obligations contractuelles, fiscales et sociales propres au secteur de la boulangerie franchisée.
Notre approche repose sur trois engagements : la transparence, avec des honoraires forfaitaires clairs et pas de mauvaise surprise ; la proactivité, car nous ne nous contentons pas de produire des chiffres, nous vous alertons quand un indicateur dérive ; et l’accessibilité, vos questions trouvent une réponse dans des délais courts, par votre interlocuteur dédié qui connaît votre dossier.
Que vous soyez en phase de réflexion sur un projet de franchise en boulangerie, en pleine préparation de votre ouverture, en exploitation sur un premier point de vente, ou en développement multi-sites, nous avons l’offre adaptée à votre moment de vie entrepreneuriale. N’hésitez pas à prendre rendez-vous pour un premier échange sans engagement : nous vous donnerons une vision claire de la manière dont nous pouvons sécuriser et accélérer votre réussite en franchise en boulangerie.
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